Histoire de Coligny

Du moyen-âge à la révolution



Vers 1343, la peste arrive à Coligny et tue en deux ans, un tiers de la population.

 

Jean II promis une chapelle à l'emplacement d'une vierge s'il gagnait le droit de chasse de Fougemagne. Promesse que jamais il ne tint. Son fils tombant malade, ce fut sa femme qui la fit construire en implorant la Sainte Vierge de guérir la maladie.

 

Guillaume III succéda à Jacquemart et épousa en 1437 Catherine de Saligny, héritière des terres de Châtillon sur Loing (actuellement Châtillon Coligny). Son fils Jean hérita des seigneuries de Coligny, d'Andelot et de Beaupont en 1457. Tandis que Jacques son autre fils hérita des terres de sa mère.

 

Puis Jean III épouse Eléonore de Courcelles en 1464 (parents de Gaspard I, père de l'Amiral). Gaspard I aida le roi Louis XI dans la ligue du bien public à la bataille de Montlhéry en 1465. Pourtant celui-ci fit détruire le château de Coligny le Vieil par le gouvernement de Bourgogne en 1477, malgré la puissance du Sire de Coligny. Cet épisode de l'histoire voit le départ de Jean III pour Châtillon sur Loing. Il ne fit plus que de rares visites à Coligny par la suite.

 

Par le jeu des mariages, Coligny fut rassemblé en 1479 car Georges, fils de Jean et Françoise de Menthon, épousa Marie de Coligny fille de Jean III. Georges de Menthon fit ériger la tour qui porte son nom.

 

En 1480, Gaspard I hérita de Coligny le Vieil où jamais il ne vécut. Grand combattant, il se fit remarquer surtout à la bataille de Marignan en 1515. Attaché à la cour, il épousa Louise de Montmorency en 1514, devint Maréchal de France en 1516 puis Chevalier des ordres et ensuite le lieutenant de François 1er en Picardie.

 

Gaspard II (le fameux Amiral de Coligny) naît le 16 Février 1517 à Châtillon sur Loing. Amiral de France, il n'est jamais venu à Coligny. Il fut l'un des signataires avec son frère Adel, Condé et La Rochefoucault du traité d'Hamptoncourt le 30 septembre 1562 où les Huguenots cédèrent Le Havre, Dieppe et Rouen pour 14 000 écus d'or et 3 000 hommes. Sous l'Amiral, Coligny subit beaucoup de mutation. En effet, Gaspard II repris ses terres mais le roi d'Espagne repris Coligny le Vieil quelques années après.

 

En 1564, le duc de Savoie reconnaît les droits de la famille de l'Amiral.

 

Gaspard décède le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy. Courage et stoïcisme fut sa devise avant de mourir. Son corps est caché à Châtillon sur Loing puis emmené à Maupertuis dans un sarcophage en marbre noir. Comme son père, il fut un homme de confiance du roi.

 

La maison de Coligny à une histoire qui croise celle de la famille d'Angleterre. En 1688, Guillaume III épouse une fille Stuart et il devient roi d'Angleterre.

 

Gaspard III était très estimé par Richelieu malgré son appartenance à la religion protestante. La famille de Coligny possédait un petit royaume, très intéressant à étudier qui s'étendait de Savigny en Revermont à Lagnieu.

 

Pendant de nombreuses années, aucun seigneur ne vivait à Coligny jusqu'à l'arrivé de Charles Léopold de Sandersleben. Il fut très apprécié, bon vivant, il a acheté Coligny le Vieil pour la somme de 20 000 livres. Il meurt au Château de la Tour le 7 octobre 1768 et repose aujourd'hui au chœur de l'église de Coligny.



La Révolution (1789 à 1799)



Le 23 mars 1789 a lieu à Bourg en Bresse, la réunion des états généraux. À cette réunion, Coligny n'était représenté que par la noblesse (Seyturier et Amédé comte de Lucinge) et le tiers-états (les avocats Mme Badouillé et M. Perné). La révolution provoqua des bouleversements dans les campagnes. C'est depuis le 12 novembre 1789, par décret, que Coligny est chef-lieu de canton.

Le 10 Germinal de l'an II, Coligny devient Beaucôteau. Pas question de conserver un nom noble en ces temps révolutionnaires !

 

La milice est très présente et veille sur la loi. C’est la terreur. Le 16 Frimaire de l'an II il est décidé, par décret, de démolir le château. À Coligny, on baissa seulement les tours et la flèche du clocher. Il y eut beaucoup de répression à cette époque. Les prêtres réfractaires se réfugièrent dans les montagnes, notamment à La Balme d'Epy. Ces prêtres dirent malgré tout la messe de minuit du 25 décembre de l'an II à Verjon, au Temple de la Raison.